Raquettes : le circuit pro américain défend des limites mesurées plutôt que des matériaux interdits
Jason Aspes, président de l'UPA-A, l'organe qui certifie les raquettes sur les circuits PPA et Major League Pickleball, explique le 16 septembre pourquoi ses normes mesurent la puissance et l'effet plutôt que d'encadrer la fabrication. Les limites en vigueur depuis le 1er septembre 2025 fixent un plafond de puissance et un plafond d'effet, mesurés avant et après rodage.

L'UPA-A certifie les raquettes utilisées sur les épreuves professionnelles du PPA Tour et de la Major League Pickleball. Son président Jason Aspes a détaillé le 16 septembre, dans The Dink, la logique de ce règlement, qu'il résume en une consigne, mesurer ce que fait une raquette plutôt que dicter comment elle est fabriquée.
Mesurer la puissance, l'effet, puis recommencer après usure
Le protocole mesure directement la puissance restituée et l'effet produit, puis teste à nouveau la raquette après un rodage accéléré. L'objectif annoncé est de repérer les modèles qui gagnent en puissance ou en effet à l'usage, un phénomène connu des joueurs qui voient le comportement d'une raquette dériver au fil des mois.
Les normes en vigueur depuis le 1er septembre 2025 fixent un indice d'efficacité de 0,385 au maximum, avec une tolérance à 0,405 levée le 1er mars 2026, et un effet plafonné à 2 100 tours par minute. S'y ajoutent les contraintes de format, longueur et largeur cumulées inférieures à 24 pouces, longueur maximale de 17 pouces, épaisseur maximale de 24 millimètres et poids limité à 283,5 grammes. Depuis 2026, les raquettes doivent porter un numéro de série traçable ou une puce sans contact.
Un règlement qui ne vaut que pour les professionnels
Ces règles s'appliquent aux tableaux professionnels du PPA Tour, à ses qualifications, au Challenger Series et à la Major League Pickleball. Les tableaux amateurs des tournois PPA restent sur la liste des raquettes approuvées par USA Pickleball, la fédération américaine.
Jason Aspes défend aussi l'argument du prix. Il cite des raquettes certifiées par l'UPA-A vendues sous 100 dollars chez Luzz, 11SIX24 et Warping Point, et avance que la durabilité pèse autant que le prix d'achat dans le coût réel d'une raquette pour un joueur. Laisser les fabricants chercher des surfaces qui durent et des noyaux plus stables, tout en bornant le résultat, est selon lui la façon de préserver l'équilibre des matchs sans renchérir le matériel.
Le sujet suit une saison où les circuits ont déjà bougé leurs règles, entre classement mondial unifié et arbitrage vidéo des lignes. En France, les tournois homologués relèvent du règlement de la Fédération française de tennis.