Brevets : sept marques de raquettes règlent avec JOOLA, trois refusent encore
JOOLA a annoncé le 16 septembre que sept fabricants de raquettes ont trouvé un accord dans la procédure ouverte en avril 2026 autour de sa technologie de noyau Propulsion Core. Franklin Sports, RPM Pickleball et Friday Labs restent hors accord, et Diadem n'a pas répondu à la justice.

JOOLA a annoncé le 16 septembre que sept fabricants de raquettes de pickleball ont réglé le litige de brevets qui les opposait à la marque, rapporte The Dink. Paddletek, ProXR, Facolos, Proton, Volair, Engage Pickleball et All Racquet Sports, licencié des raquettes adidas, ont signé un accord ou accepté un jugement.
Onze marques visées en avril
La procédure a été ouverte le 7 avril 2026 devant la commission du commerce international des États-Unis et devant la justice fédérale. JOOLA y visait onze fabricants pour sa technologie Propulsion Core, une méthode brevetée de construction du noyau qu'elle utilise sur ses modèles Pro 3S, 3S Dual, Pro IV et Pro V. Franklin Sports, Proton, RPM Pickleball, Engage, Friday Labs, Diadem, Facolos, ProXR, Paddletek, adidas Pickleball et Volair figuraient dans la plainte.
Les accords se sont étalés sur cinq mois. Paddletek et ProXR ont signé en mai, avec le versement de redevances, l'ajout du numéro de brevet sur les raquettes concernées et leur retrait progressif de la vente d'ici l'automne 2026. Proton a suivi en juin, avec un marquage « Powered by JOOLA ». Les accords de septembre ont été annoncés sans que les montants soient rendus publics.
Diadem absente, trois marques campent sur leur position
Diadem n'a pas répondu à la procédure. JOOLA demande au tribunal de prononcer un jugement par défaut contre la marque, ce qui porte à huit le nombre de dossiers que l'entreprise présente comme clos. « Huit résolutions, c'est un signal clair. Notre propriété intellectuelle est réelle, elle est protégée, et nous entendons qu'elle le reste », déclare Richard Lee, directeur général de JOOLA, cité par The Dink.
Franklin Sports, RPM Pickleball et Friday Labs n'ont annoncé aucun accord. RPM conteste la plainte, les deux autres sont restées silencieuses publiquement.
Le litige porte sur la pièce qui fait le comportement d'une raquette, son noyau, celle qui décide de la puissance restituée et du toucher. Pour le joueur, ces accords se traduisent par des modèles qui changent d'étiquette, un numéro de brevet imprimé sur la raquette, et des références appelées à disparaître des catalogues. Le matériel reste par ailleurs soumis aux normes des circuits professionnels, qui fixent leurs propres limites de puissance et d'effet et ont revu plusieurs de leurs règles cette saison.